Fermeture administrative de la mosquée de Pessac. La liste s’allonge.

par 2 mars 2022

La mosquée Al Farouk de Pessac est victime d’une procédure de fermeture administrative initiée par la préfecture de Gironde. Gérée par le Rassemblement des musulmans de Pessac, il lui est reproché d’avoir “promu un islam radical et une idéologie salafiste”.

Contestant vivement cette décision et les arguments avancés par la préfecture, la mosquée et son président dénoncent des arguments fallacieux et une décision infondée qu’elle qualifie de “punition collective” dans son communiqué. Elle met également en avant de bonnes relations avec les pouvoirs publics et dénonce l’injustice de cette décision.

En octobre 2020, la mosquée et son président Abdourahmane Ridouane avaient déjà subi des perquisitions par la police dans le cadre du contrôle accru des responsables associatifs musulmans qui a suivi l’assassinat de Samuel Paty. La préfecture avait choisi de ne pas dévoiler le bilan de ces perquisitions.

La mosquée et son président par le biais de son avocat ont décidé de faire usage de tous les recours possibles pour contester cette décision arbitraire. La préfecture, qui justifie sa décision en invoquant la loi de 1905 et le code de la sécurité intérieure, prive ainsi près d’un millier de fidèles de leur lieu de culte et ce à moins d’un mois du début du mois de Ramadan.

© Crédit photo : archives Claude Petit / « Sud Ouest »

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