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Arrêté d’expulsion visant l’imam Hassan Iquioussen

La loi « séparatisme » s’applique de nouveau à des fins liberticides. Après la dissolution d’associations, la fermeture de mosquées, le limogeage d’imams, l’interdiction de maisons d’édition, le gouvernement français bascule encore plus bas dans l’indignité et la remise en question de l’État de droit. L’arrêté d’expulsion visant l’imam Hassan Iquioussen réunit tous les paramètres de ce dispositif d’entrave qui met au pas les musulmans de France. La menace d’expulsion visant M. Iquioussen remonte en réalité au début des années 2000. Aujourd’hui, elle est rendue possible grâce à la loi sur le séparatisme et son application par le ministre Gérald Darmanin, qui est parvenu à mener jusqu’au bout les lois islamophobes entamées par ses prédécesseurs. Nous avons désormais la preuve empirique qu’en France, au moins depuis 2004, lorsque la loi interdit l’islamophobie, on change la loi. Dès lors, les mesures initialement prévues pour lutter contre le terrorisme sont aujourd’hui des mesures pour intimider et soumettre toute une communauté au détriment des libertés fondamentales dans un État de droit.  Il nous semble évident que ce qui est recherché par cet arrêté, c’est l’humiliation de M. Iquioussen, de sa famille et de manière générale les personnes de confession musulmane qui s’interrogent de plus en plus sur leur liberté religieuse en France. Dans le silence assourdissant des prétendus défenseurs de la liberté d’expression, la France sombre de plus en plus dans la logique du délit d’opinion, qui caractérise les régimes autoritaires.  Le CCIE exprime son soutien à Hassan Iquioussen ainsi qu’à sa famille.  Pour signer la pétition, cliquez ici. Pour exprimer votre soutien : soutien.hi@gmail.com

Le CCIF ne s’est pas « reconstitué en Belgique »

Depuis la mise en ligne de notre page Facebook, plusieurs médias, français et belges, ont annoncé que le CCIF, auto-dissout en France le 29 octobre puis dissout par le Conseil des ministre français le 2 décembre 2020, s’était « reconstitué en Belgique ». Cela est faux : le CCIF n’existe plus. Ses actifs et ce qui constitue sa propriété intellectuelle ont été cédés à des associations, dont le CCIE, juste après l’auto-dissolution. Malgré les nombreux faits établis ces derniers mois, persistent des contre-vérités à propos de cette association, et notamment l’idée que le CCIF aurait été « manifestement impliqué » dans l’assassinat du professeur Samuel Paty. Les médias français — comme Le Monde ou Libération — qui ont enquêté pour savoir si le CCIF était impliqué ont pu se rendre compte qu’il n’y a eu absolument aucune action ou communication de la part de l’association sur ce dossier.  Dès lors, prétendre que le CCIF aurait été impliqué dans l’attentat (ou même dans la campagne contre Samuel Paty) est hautement diffamatoire et grave ; cette accusation a d’ailleurs donné lieu à de nombreuses menaces de mort adressées aux équipes de l’association, dont la sécurité physique était en danger en France. Le 27 octobre, dans le quotidien Libération, M. Gérald Darmanin a fait marche arrière et a reconnu que le CCIF n’avait aucun lien avec la campagne contre le professeur Samuel Paty, tout en faisant part de sa détermination à dissoudre l’association. Le CCIF était une organisation pacifique et aucun de ses membres n’ayant fait l’objet d’une condamnation, le gouvernement français, par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, est passé par la voie administrative pour la dissoudre. Cette dissolution arbitraire, que l’avocat du CCIF a contestée auprès du Conseil d’État, a heurté plusieurs grandes organisations historiques, comme Amnesty International, qui y a vu une atteinte à la liberté d’association, la Ligue des Droits de l’Homme, qui l’a qualifiée de « dissolution politique » ou comme Human Rights Watch, qui l’a inscrite dans une « dérive sécuritaire » qui met en danger les libertés.  Le CCIE est une nouvelle association, une asbl belge qui fonctionnera de manière différente du CCIF, notamment parce qu’elle va s’orienter sur l’observation et l’analyse du phénomène d’islamophobie à l’échelle européenne. Naturellement, notre choix s’est dirigé vers Bruxelles, capitale de l’Europe et espace de rencontres et d’échanges des organisations non gouvernementales européennes. En cela, le CCIE n’est pas une reconstitution du CCIF. Il récupère uniquement les productions et les moyens de communication cédés par le CCIF lors de son auto-dissolution. L’équipe du CCIE

Le Collectif Contre l’Islamophobie en Europe est une association sans but lucratif basée en Belgique.

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