Interdite d’accès au réfectoire d’une école d’infirmiers

CCIE
par 6 décembre 2021

Yasmine*, étudiante portant le foulard, vient d’intégrer à la rentrée scolaire 2021 un institut de formation en soins infirmiers. Dès la réunion de rentrée, la direction de l’établissement de santé – dans lequel les étudiants exercent – leur annonce l’application du principe de neutralité au sein du réfectoire. Les étudiantes portant le foulard devront donc le retirer pour manger !

Les syndicats ont pris connaissance des faits et ont été scandalisés d’apprendre ces nouvelles mesures. Les étudiantes voilées seraient en effet les seules concernées par cette interdiction. Considérant que cette décision était discriminatoire, les syndicats ont entrepris des démarches auprès des responsables. Mais l’établissement de santé a refusé de les entendre et a même renforcé ses prises de position discriminatoires, jouant sur le statut des étudiantes, considérant ces dernières comme stagiaires.

Jusqu’à ce jour, les étudiantes portant le foulard n’ont pas le droit de déjeuner au réfectoire avec le reste de leurs camarades. Elles n’ont d’autres choix que de se rabattre sur des micro-ondes qu’a bien voulu leur mettre à disposition leur établissement pour réchauffer leurs plats. Cette situation reste pénible pour elles, leur rajoutant une charge supplémentaire pour s’occuper de leur repas.

Désespérée, Yasmine s’est donc tournée vers le CCIE, pour en savoir plus sur ses droits en tant qu’étudiante. Aujourd’hui, le CCIE est en contact avec ces étudiantes pour suivre leur dossier et leur apporter conseil.

Pour les étudiantes qui sont dans la même situation que Yasmine, elle adresse ce message :

« N’hésitez pas à en parler autour de vous, et n’oubliez pas que vous n’êtes jamais seul(e)s ! »

*Le prénom a été modifié

1 thought on “Interdite d’accès au réfectoire d’une école d’infirmiers”

  1. oumHicham

    Assalamoualeykoum wa rahmatoullah, étudiante infirmière, dans un IFSI de Marseille, portant le jilbab, établissement, reconnu juridiquement comme une faculté, donc liberté de culte, je me suis vue convoquée, a deux reprises, à devoir supporter les sermonages de la direction et de ma référente, m indiquant, que mon habit était bien trop imposant pour une future vocation dans l espace public français! Je précise que lors des stages, je ne me suis jamais opposée à me vêtir d une tenue conforme au milieu de la santé, a savoir blouse blanche, elles ne me parlait d ôter mon voile dans les classes, au sein de l institut.
    J ai négocié, leur rappelant que tant qu il n y avait aucuns textes de lois m’y soumettant, je n abdiquerai pas,.car c’est ma liberté de culte, et que je ne permettrai personne souiller ma pudeur, m’obligeant ainsi a me dévêtir, bafouer ma croyance, enfreindre des lois, au coeur du Pays de « liberté »!
    J ai fini par remplacer le haut de mon jilbab par un long voile, en gardant ma jupe longue de jilbab, et en cassant, la couleur unie qui les effraie tant, par deux couleurs!
    Depuis, on a bien compris que j étais convaincue au plus profond, et, génés, tous autant qu ils sont, me regarde, de loin, avec une forme de respect, mais très embarrassés.
    Patientons, le secours est proche…

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